Qu’est-ce que la neurodivergence ? Comprendre le cerveau de son enfant, ses particularités et ses défis au quotidien

Qu’est-ce que la neurodivergence ? Découvrez ses signes chez l’enfant, les particularités du TDAH, de l’autisme et des troubles des apprentissages, ainsi que des conseils pour mieux accompagner votre enfant.

Babaoo-AttentionLe Mag
Qu’est-ce que la neurodivergence ? Comprendre le cerveau de son enfant, ses particularités et ses défis au quotidien
Jeune garçon souriant à l'air pensif

Votre enfant semble-t-il parfois fonctionner à sa manière ? Il peut passer des heures absorbé par son activité préférée, mais avoir du mal à se concentrer sur ses devoirs. Peut-être trouve-t-il les environnements bruyants difficiles à supporter, peine-t-il à suivre des consignes ou réagit-il fortement lorsque les choses ne se passent pas comme prévu.

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En tant que parent, vous vous demandez peut-être parfois : est-ce simplement une étape de son développement ou mon enfant perçoit-il le monde différemment ?

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Le terme neurodivergent est de plus en plus utilisé pour désigner les personnes dont le cerveau traite les informations, apprend et interagit avec le monde différemment de ce qui est considéré comme habituel. Mais que signifie-t-il réellement ? Et comment reconnaître les particularités neurodivergentes chez un enfant sans tirer de conclusions hâtives ?

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Regardons de plus près ce que les neurosciences et notre compréhension du développement de l’enfant peuvent nous apprendre.

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Que signifie être neurodivergent ?

Le terme neurodivergent désigne une personne dont le cerveau fonctionne ou traite les informations d’une manière différente de ce qui est considéré comme habituel. Ces différences peuvent influencer la façon dont une personne porte son attention, communique, apprend, traite les informations sensorielles ou gère les activités du quotidien.

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La neurodivergence est un terme générique, et non un diagnostic médical. Il est couramment utilisé pour désigner les personnes présentant des troubles du neurodéveloppement tels que le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), l’autisme, la dyslexie ou la dyscalculie.

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Pour bien comprendre ce concept, il est utile de distinguer deux termes proches :

  • La neurodiversité désigne la diversité naturelle des fonctionnements cérébraux humains. Chaque cerveau est différent : il n’existe pas une seule manière de penser ou d’apprendre.
  • Neurodivergent qualifie une personne dont le fonctionnement neurologique diffère de ce qui est considéré comme habituel.
  • Neurotypique qualifie une personne dont le fonctionnement neurologique correspond globalement aux attentes habituelles en matière de développement.

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Autrement dit, la neurodiversité renvoie à la diversité des cerveaux humains, tandis que la neurodivergence décrit la manière dont cette diversité se manifeste chez une personne.

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Neurodivergent ou neurotypique : quelle différence ?

Imaginez deux enfants assis dans la même classe. L’enseignant leur donne plusieurs consignes pour réaliser un exercice.

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Le premier retient chaque étape, se met au travail et termine l’activité de manière autonome. Le second comprend ce qu’il doit faire, mais oublie la consigne suivante, se laisse distraire par le bruit ambiant et a besoin d’un peu d’aide pour reprendre le fil.

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Cela signifie-t-il que le deuxième enfant est neurodivergent ? Pas nécessairement ! Tous les enfants peuvent avoir des moments où il leur est difficile de se concentrer ou de retenir des consignes.

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Cependant, lorsque certaines difficultés persistent et ont des répercussions sur la vie quotidienne, elles peuvent indiquer qu’un enfant a besoin d’un accompagnement différent.

Fonctionnement neurotypique Fonctionnement neurodivergent
Correspond globalement aux attentes habituelles en matière de développement neurologique. Présente des particularités par rapport à ce qui est considéré comme habituel.
Les méthodes pédagogiques classiques peuvent répondre à de nombreux besoins d’apprentissage. Des méthodes pédagogiques différentes ou des aménagements peuvent être utiles.
Peut également rencontrer ponctuellement des difficultés d’attention, de sensibilité sensorielle ou d’organisation. Peut présenter des particularités persistantes dans un ou plusieurs de ces domaines.

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Bien entendu, il s’agit de descriptions générales, et non de règles absolues. Les personnes neurotypiques peuvent rencontrer des difficultés, et les personnes neurodivergentes peuvent s’épanouir dans de nombreux environnements.

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L’essentiel est de comprendre chaque enfant individuellement, plutôt que de le comparer à une norme supposée.

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Quels sont les signes de neurodivergence chez l’enfant ?

Il n’existe pas de liste unique de signes qui s’appliquerait à tous les enfants neurodivergents. Certaines particularités apparaissent tôt dans l’enfance, tandis que d’autres deviennent plus visibles lorsque les exigences scolaires, les interactions sociales ou les responsabilités quotidiennes augmentent.

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Attention toutefois aux conclusions hâtives ! Un enfant qui rêve souvent, n’aime pas les environnements bruyants ou a du mal à s’habiller le matin n’est pas nécessairement neurodivergent. Le développement, la fatigue, le stress et l’environnement peuvent tous influencer son comportement.

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Néanmoins, certains schémas récurrents peuvent aider les parents à mieux comprendre les besoins de leur enfant.

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Les particularités attentionnelles

Votre enfant semble-t-il entendre tout ce qui se passe autour de lui, sauf ce que vous lui dites ? Commence-t-il une activité avec enthousiasme, mais peine-t-il à la terminer ?

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Certains enfants présentent des particularités dans la manière dont ils orientent, maintiennent et déplacent leur attention.

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Voici quelques manifestations possibles :

  • Se laisser facilement distraire par les sons, les mouvements ou d’autres stimuli.
  • Avoir du mal à rester concentré sur des activités qui demandent un effort soutenu.
  • Commencer plusieurs tâches sans les terminer.
  • Oublier fréquemment les consignes ou perdre le fil de ce qu’ils étaient en train de faire.
  • Être tellement absorbé par une activité favorite qu’il devient difficile de passer à autre chose.

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Ces particularités peuvent être présentes chez les enfants ayant un TDAH, mais elles ne sont pas spécifiques à ce trouble.

Un enfant peut également avoir du mal à se concentrer lorsqu’il est fatigué, inquiet ou submergé par son environnement. Ce qui compte, c’est la fréquence de ces comportements, les situations dans lesquelles ils apparaissent et leurs conséquences sur la vie quotidienne.

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Les particularités sensorielles

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi votre enfant se bouche les oreilles dans un restaurant animé alors que les autres enfants semblent parfaitement à l’aise ? Ou pourquoi une simple étiquette sur un vêtement peut transformer l’habillage en véritable épreuve ?

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Notre cerveau reçoit en permanence des informations provenant de nos sens : sons, images, odeurs, textures, mouvements et bien d’autres stimuli. Certains enfants perçoivent ces informations sensorielles différemment des autres.

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Un enfant peut, par exemple, être particulièrement sensible :

  • Aux bruits forts ou aux conversations simultanées.
  • Aux lumières vives ou aux environnements visuellement chargés.
  • À certaines matières de vêtements, textures alimentaires ou sensations physiques.
  • Aux contacts inattendus ou aux espaces bondés.

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D’autres enfants peuvent au contraire rechercher davantage de stimulations sensorielles, comme le mouvement, les sons répétitifs ou les occasions de toucher et d’explorer des objets.

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Ces particularités peuvent être associées à l’autisme et à d’autres profils neurodéveloppementaux, mais des sensibilités sensorielles peuvent également être présentes chez de nombreux enfants.

Plutôt que de supposer que votre enfant fait des difficultés, essayez de comprendre ce qu’il ressent. Parfois, un endroit plus calme, une routine prévisible ou un petit aménagement de l’environnement peuvent faire une réelle différence.

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Les difficultés liées aux fonctions exécutives

Pourquoi un enfant peut-il expliquer précisément ce qu’il doit faire, mais avoir du mal à s’y mettre ? Pourquoi certains enfants oublient-ils les consignes en cours de tâche ou peinent-ils à s’adapter lorsque les plans changent soudainement ?

La réponse se trouve peut-être en partie dans les fonctions exécutives.

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Il s’agit de capacités cognitives qui nous aident à organiser nos pensées et nos actions, à réguler notre comportement et à atteindre un objectif. Elles jouent un rôle essentiel dans les apprentissages et l’autonomie au quotidien.

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Plusieurs fonctions exécutives sont particulièrement importantes pendant l’enfance :

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Ces compétences se développent tout au long de l’enfance et de l’adolescence. Un jeune enfant qui a du mal à attendre patiemment ou à ranger ses affaires ne présente pas nécessairement de difficulté développementale.

Cependant, des difficultés persistantes liées aux fonctions exécutives peuvent être associées au TDAH, à l’autisme et à d’autres troubles du neurodéveloppement.

Elles peuvent aussi être mal interprétées. Un enfant qui oublie ses devoirs ou peine à terminer une activité peut être perçu comme paresseux ou peu motivé, alors qu’il a surtout besoin d’aide pour organiser ses actions.

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Comprendre la compétence qui se cache derrière un comportement est souvent la première étape pour trouver le bon accompagnement.

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Quels sont les exemples de troubles associés à la neurodivergence ?

La neurodivergence englobe différents profils neurologiques, chacun ayant ses propres caractéristiques. Voici quatre exemples fréquemment évoqués.

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Le TDAH : quand l’attention et le contrôle de soi sont difficiles

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement associé à des schémas persistants d’inattention et/ou d’hyperactivité et d’impulsivité qui ont des répercussions sur le fonctionnement quotidien.

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Un enfant ayant un TDAH peut avoir du mal à se concentrer, à suivre des consignes, à organiser ses tâches ou à attendre son tour. Certains enfants sont constamment en mouvement, tandis que d’autres semblent calmes, distraits ou souvent dans la lune.

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Le TDAH peut également affecter les fonctions exécutives, notamment la mémoire de travail, la planification et la régulation de l’attention.

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Mais le TDAH ne se manifeste pas de la même manière chez tous les enfants. L’un peut avoir du mal à rester assis, tandis qu’un autre peut passer beaucoup de temps à rêvasser sans attirer particulièrement l’attention.

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Avec un accompagnement adapté, les enfants ayant un TDAH peuvent développer des stratégies pour mieux gérer les difficultés du quotidien et s’appuyer sur leurs forces individuelles.

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L’autisme : vivre la communication et le monde différemment

L’autisme, également appelé trouble du spectre de l’autisme (TSA), est un trouble du neurodéveloppement associé à des particularités dans la communication et les interactions sociales, ainsi qu’à des comportements, des intérêts ou des activités restreints ou répétitifs.

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Les enfants autistes peuvent communiquer différemment, préférer les routines prévisibles, développer des centres d’intérêt très spécifiques ou percevoir les informations sensorielles d’une manière particulière.

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Pour certains enfants, les changements inattendus peuvent être particulièrement difficiles. D’autres peuvent trouver certaines situations sociales déroutantes ou épuisantes.

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L’autisme est un spectre : les caractéristiques et les besoins d’accompagnement varient considérablement d’une personne à l’autre. Chaque enfant autiste possède son propre ensemble de forces, de préférences et de difficultés.

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Apprendre à connaître l’enfant derrière le diagnostic est essentiel. Comprendre son mode de communication, ses centres d’intérêt et ses besoins sensoriels permet aux parents et aux enseignants de créer un environnement plus adapté.

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La dyslexie : apprendre à lire autrement

La dyslexie est un trouble spécifique des apprentissages qui affecte principalement les compétences liées à la lecture, notamment la reconnaissance précise et fluide des mots, le décodage et l’orthographe.Un enfant dyslexique peut avoir du mal à associer les lettres aux sons, à lire des mots inconnus ou à gagner en fluidité. Ces difficultés peuvent rendre les activités scolaires particulièrement exigeantes lorsque les apprentissages reposent fortement sur la lecture de consignes.Pour autant, les difficultés de lecture ne reflètent ni l’intelligence de l’enfant ni son potentiel d’apprentissage global.

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Grâce à un enseignement adapté, à un apprentissage ciblé de la lecture et à des aménagements appropriés, les enfants dyslexiques peuvent développer leurs compétences en lecture et gagner en confiance.

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La dyscalculie : quand les nombres ne vont pas de soi

La dyscalculie est un trouble spécifique des apprentissages qui affecte la compréhension et l'utilisation des nombres et des concepts mathématiques. Un enfant peut avoir du mal à reconnaître les quantités, à comprendre les relations entre les nombres, à mémoriser des faits arithmétiques ou à effectuer des calculs. Ces difficultés ne se limitent pas à la classe. Lire l’heure, manipuler de l’argent ou estimer des quantités peut également demander davantage d’efforts. Des exemples concrets, des supports visuels, des entraînements réguliers et un enseignement adapté aux besoins de l’enfant peuvent rendre les notions mathématiques plus accessibles.

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Gardez à l’esprit que ces troubles ne sont pas interchangeables. Chacun possède ses propres caractéristiques, et seul un professionnel qualifié peut évaluer si un enfant répond aux critères d’un diagnostic particulier.

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Comment la neurodivergence peut-elle influencer les apprentissages ?

Apprendre ne consiste pas simplement à comprendre une leçon. Pour réaliser une activité, un enfant doit également pouvoir se concentrer, retenir des consignes, organiser son travail, gérer les distractions et s’adapter lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu. Pour certains enfants neurodivergents, ces exigences peuvent rendre les apprentissages du quotidien plus difficiles, notamment dans les environnements qui ne tiennent pas compte de leurs besoins.

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Se concentrer dans une classe animée

Imaginez que vous deviez résoudre un problème de mathématiques alors que plusieurs conversations se déroulent autour de vous, que des chaises raclent le sol et que quelqu’un bouge dans votre champ de vision. Pour un enfant particulièrement sensible aux distractions, filtrer toutes ces informations peut demander beaucoup d’efforts. Des activités plus courtes, des consignes claires, des pauses de mouvement adaptées et un espace de travail plus calme peuvent l’aider à se concentrer sur l’essentiel.

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Retenir les consignes

Un enseignant demande à un enfant de sortir son cahier, de faire trois exercices, puis de ranger son travail dans un dossier. L’enfant comprend les consignes, mais oublie les deux dernières étapes avant même d’avoir commencé. Cette situation peut faire intervenir la mémoire de travail plutôt qu’un manque de compréhension. Des rappels visuels, des consignes écrites et un découpage des tâches en petites étapes peuvent faciliter leur réalisation.

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Organiser ses tâches et gérer son temps

Se préparer pour l’école, faire son cartable ou réaliser un projet implique plusieurs actions à effectuer dans un certain ordre. Les enfants qui rencontrent des difficultés de planification peuvent savoir ce qu’ils doivent faire, mais avoir du mal à déterminer par où commencer. Des listes de vérification, des emplois du temps visuels et des routines régulières peuvent les aider à organiser leurs actions et à gagner progressivement en autonomie.

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Gérer la frustration et les changements inattendus

Une activité ne se déroule pas comme prévu. Les règles d’un jeu changent, une activité appréciée doit s’arrêter ou un événement imprévu vient perturber la journée. Pour certains enfants, s’adapter à ces changements demande davantage d’efforts. Ils peuvent se frustrer, se replier sur eux-mêmes ou réagir plus intensément que les adultes ne l’anticipent. Plutôt que d’interpréter immédiatement ce comportement comme de l’opposition, essayez de comprendre ce qui rend la situation difficile. Des explications claires, des avertissements avant les transitions et du temps pour s’adapter peuvent aider.

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Préserver la confiance en soi et la motivation

Des difficultés répétées peuvent affecter la confiance d’un enfant, en particulier lorsque les adultes les interprètent comme un manque d’effort. Imaginez entendre chaque jour que vous êtes trop distrait, trop lent ou que vous ne faites pas assez d’efforts. Avec le temps, il devient difficile de ne pas finir par le croire. C’est pourquoi la réaction des adultes compte. Reconnaître les efforts, identifier les obstacles et valoriser les progrès aide les enfants à comprendre qu’une difficulté ne définit pas qui ils sont.

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L’objectif n’est pas de faire apprendre tous les enfants exactement de la même manière. Il est de permettre à chacun de trouver les conditions et les stratégies qui l’aideront à apprendre et à s’épanouir.

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Comment accompagner un enfant neurodivergent ?

Que vous soyez parent, enseignant ou professionnel accompagnant un enfant, vous pouvez mettre en place des actions concrètes pour faciliter son quotidien. Il n’existe pas de solution universelle. Ce qui fonctionne pour un enfant ne fonctionnera pas nécessairement pour un autre. L’observation, la patience et la capacité à s’adapter sont donc essentielles.

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Créer un environnement rassurant et prévisible

Les enfants se sentent souvent plus à l’aise lorsqu’ils savent à quoi s’attendre. Des routines simples, des emplois du temps visuels et des avertissements avant les transitions peuvent rendre la journée plus prévisible. Si un changement est inévitable, expliquer ce qui va se passer et ce qui viendra ensuite peut aider l’enfant à s’adapter. La prévisibilité ne signifie pas qu’il faut supprimer tous les imprévus. Il s’agit plutôt de donner à l’enfant les moyens de mieux les traverser.

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Adapter la manière de donner les consignes

Au lieu de donner cinq instructions à la fois, essayez de découper la tâche en plusieurs petites étapes. Par exemple, plutôt que de dire : « Prépare-toi pour l’école, fais ton cartable, mets ton manteau et descends », vous pouvez utiliser une courte liste ou guider votre enfant étape par étape. Les supports visuels, les démonstrations et un temps de traitement supplémentaire peuvent également être utiles.

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Aider son enfant à développer ses fonctions exécutives

La planification, la mémoire de travail, l’attention et le contrôle inhibiteur sont essentiels à l’autonomie au quotidien. Vous pouvez encourager ces compétences à travers des activités simples et des situations de la vie courante :

  • La planification : proposez à votre enfant d'organiser avec vous les étapes nécessaires à la préparation d'une sortie.
  • La mémoire de travail : jouez à des jeux qui demandent de retenir des séquences ou de suivre plusieurs consignes.
  • Le contrôle inhibiteur : essayez des jeux dans lesquels il faut attendre, s'arrêter ou réfléchir avant d'agir.
  • La flexibilité cognitive : cherchez ensemble plusieurs solutions à un problème ou faites évoluer les règles d'un jeu familier.
  • L'attention : proposez de courtes activités qui invitent votre enfant à observer, écouter ou se concentrer sur une tâche précise.

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Ces activités offrent des occasions de mobiliser et de pratiquer des compétences cognitives, mais elles ne doivent pas être présentées comme un traitement d'un trouble du neurodéveloppement. Les enfants ont également besoin d'un accompagnement pédagogique adapté et, lorsque cela est indiqué, d'un suivi professionnel.

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Reconnaître les forces de son enfant

Accompagner un enfant ne signifie pas se concentrer uniquement sur ses difficultés. Votre enfant est peut-être curieux, créatif, attentif aux détails, passionné par un sujet particulier ou capable de remarquer des choses qui échappent aux autres. Faites une place à ces forces. Valorisez ses efforts et ses progrès, et évitez de le comparer à ses frères et sœurs, à ses camarades ou à des attentes irréalistes.

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L'objectif est de l'aider à reconnaître ses capacités tout en lui apportant le soutien dont il a besoin dans les domaines plus difficiles.

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Encourager son enfant à comprendre comment il apprend

En grandissant, les enfants peuvent progressivement apprendre à identifier les stratégies qui les aident à se concentrer, à retenir des informations et à gérer les situations difficiles.

Vous pouvez leur poser quelques questions :

  • Qu'est-ce qui t'aide à te concentrer ?
  • Est-ce que ce serait plus facile de faire cette activité étape par étape ?
  • Que pourrais-tu essayer si tu oublies ce que tu dois faire ensuite ?
  • Qu'est-ce qui t'aide à te sentir mieux lorsque l'environnement est bruyant ?

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Cette capacité à réfléchir à ses propres pensées et à réguler ses apprentissages s'appelle la métacognition. Elle peut aider les enfants à mieux comprendre leurs besoins et à choisir des stratégies adaptées, de manière de plus en plus autonome.

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Savoir quand demander l'avis d'un professionnel

Si les difficultés de votre enfant persistent dans le temps et affectent ses apprentissages, ses relations ou son bien-être au quotidien, vous pouvez en parler à un professionnel de santé ou de l'éducation qualifié. Un pédiatre peut vous orienter vers une évaluation adaptée si nécessaire. Selon la situation, d'autres professionnels peuvent également contribuer à mieux comprendre les besoins de votre enfant. Un diagnostic ne peut pas être établi à partir d'une simple liste de signes. Il nécessite une évaluation appropriée qui tient compte de l'histoire développementale de l'enfant, de ses expériences et de son fonctionnement dans différents environnements.

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Demander conseil ne consiste pas à coller une étiquette à son enfant. Il s'agit de comprendre ce qu'il vit et d'identifier les aides qui pourraient lui permettre de s'épanouir.

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Le récap Babaoo !

Alors, que signifie être neurodivergent ? Et que faut-il retenir en tant que parent ?

  • La neurodivergence décrit des différences dans le fonctionnement du cerveau. Ce terme générique est couramment associé à des troubles tels que le TDAH, l'autisme, la dyslexie et la dyscalculie.
  • Il n'existe pas de profil unique d'enfant neurodivergent. L'attention, le traitement sensoriel, la communication et les fonctions exécutives peuvent varier considérablement d'une personne à l'autre.
  • Un comportement ne constitue pas un diagnostic. Être distrait, sensible au bruit ou désorganisé ne signifie pas automatiquement qu'un enfant est neurodivergent. Des difficultés persistantes peuvent justifier l'avis d'un professionnel.
  • L'environnement compte. Des consignes claires, des routines prévisibles et des aménagements adaptés peuvent rendre les apprentissages et le quotidien plus accessibles.
  • Chaque enfant mérite que ses forces soient reconnues. Comprendre ses besoins peut l'aider à développer ses compétences, sa confiance en lui et son autonomie.

Car comprendre comment un enfant apprend, c'est aussi l'aider à grandir.

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